La Plaine des Palmistes

La Plaine des Palmistes

La Plaine des Palmistes

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Nature & paysagesMontagnes3 min de lecture

À 1 000 m d'altitude entre Saint-Benoît et la Plaine des Cafres, la Plaine des Palmistes ouvre la porte de la forêt primaire de Bébour-Bélouve et des Hauts de La Réunion.

Posée à 1 000 mètres d'altitude entre les rampes du Fort et la rivière des Marsouins, la Plaine des Palmistes étire ses 8 400 hectares de prairies humides et de forêts primaires sur la route transversale de La Réunion. Cette commune des Hauts, peuplée de 5 700 Palmi-Plainois, sert de porte d'entrée au massif de Bébour-Bélouve et abrite le siège du Parc national. Vous y venez pour la fraîcheur, les fromages fermiers, les sentiers de randonnée et l'ambiance créole de montagne, à mille lieues des plages du Sud sauvage.

La Plaine des Palmistes en bref

  • Localisation : Hauts de l'Est, entre Saint-Benoît et la Plaine des Cafres, sur la RN3
  • Altitude : 1 000 m — l'une des communes les plus fraîches de l'île
  • Superficie : 8 400 hectares, dont une large part en forêt protégée
  • Habitants : 5 700 Palmi-Plainois
  • À retenir : siège du Parc national de La Réunion, accès à la forêt de Bébour-Bélouve, cascade Biberon, fromages fermiers et fête des Goyaviers
  • Durée conseillée : 1 à 2 jours, ou base arrière pour explorer les Hauts de l'Est

Une histoire de palmistes rouges et de petits blancs des Hauts

L'histoire de la Plaine des Palmistes remonte à 1851. Son peuplement a commencé avec l'attribution des premières concessions, qui a pris plus d'ampleur dès 1854. Les « petits blancs » sont connus comme les premiers habitants du territoire. Ceux-ci se sont installés dans les Hauts afin de fuir la pauvreté. Ils ont nommé leur nouveau lieu de vie « Plaine des Palmistes », en raison de l'abondance des palmistes rouges présents dans la contrée.

Beaucoup de ces arbres ont malheureusement été abattus afin d'extraire leur cœur, appelé « chou palmiste ». Aujourd'hui l'espèce est protégée et seule une petite quantité demeure visible sur le territoire de la commune.

Vers 1855, une première chapelle est érigée. Les vicaires de la paroisse de Saint-Benoît, dont l'abbé Jean-Pierre Bonneau, s'installent peu à peu dans la commune. Les registres paroissiaux ouvrent le 7 septembre 1856 avec le baptême de Charles Poirier. Le 21 novembre 1857, l'évêque de Saint-Denis, Mgr Armand Maupoint, place la paroisse sous le patronage de Sainte Agathe de Catane. Il faut cependant attendre 1899 pour que le village soit officiellement déclaré commune.

Que voir et faire à la Plaine des Palmistes

La forêt de Bébour-Bélouve

À une vingtaine de minutes du bourg, la forêt de Bébour-Bélouve est l'une des dernières forêts primaires de l'océan Indien. Tamarins centenaires, fanjans géants, fougères arborescentes : on marche dans une végétation préhistorique, souvent enveloppée de brume. Le gîte de Bélouve domine le cirque de Salazie depuis un belvédère vertigineux. Plusieurs sentiers partent de là, du circuit famille à la traversée vers Hell-Bourg.

La cascade Biberon

Cette chute de 240 mètres jaillit d'une falaise au cœur de la forêt de Bébour. Le sentier d'accès, court et facile (45 minutes aller-retour depuis le parking), traverse une végétation luxuriante avant d'atteindre un belvédère face à la cascade. À privilégier après quelques jours de pluie, quand le débit est généreux.

Le Piton des Songes

Quelques siècles auparavant, la Plaine des Palmistes était un volcan : le Piton des Songes. Le sentier qui mène à son sommet traverse prairies et bosquets de cryptomérias, avec en ligne de mire la croix édifiée en 1984. Comptez 2 à 3 heures aller-retour. Vue dégagée sur la plaine, la rampe Paille en Queue et le plateau de La Petite Plaine par temps clair.

Le Domaine des Tourelles et le siège du Parc national

Le Domaine des Tourelles, ancienne maison créole restaurée, accueille la Maison du Parc et plusieurs ateliers d'artisans. À côté, le siège du Parc national de La Réunion propose expositions et ressources sur la biodiversité de l'île. Le Parc national, créé en mars 2007, couvre 105 447 hectares, soit 42 % de la surface totale de l'île.

Les fromages et produits fermiers

La Plaine est une terre d'agriculture et d'élevage, réputée pour sa production fromagère et florale. Plusieurs fermes ouvrent leurs portes pour la dégustation et la vente directe : tommes, fromages frais, confitures de goyaviers, miels de baies roses. Une halte gourmande qui change des cartes postales balnéaires.

Les fêtes locales

En juin, la Fête des Goyaviers célèbre le petit fruit rouge qui pousse à l'état sauvage dans les Hauts : confitures, sorbets, rougails, eaux-de-vie et artisanat à base de l'arbre. En septembre, la fête de la Croix Glorieuse attire chaque année plus de 3 000 pèlerins. Le pèlerinage mène au sommet du Piton des Songes, où se dresse la croix édifiée en 1984.

Quand partir à la Plaine des Palmistes

La commune hérite d'un climat tempéré chaud, classé Cfb selon Köppen-Geiger. Les précipitations sont abondantes, avec une moyenne annuelle de 1 576 mm, et la moyenne des températures s'établit à 18,2 °C. Un courant d'air permanent en fait l'une des régions les plus fraîches de La Réunion.

  • Mai à novembre (saison sèche) : période la plus stable, idéale pour la randonnée. Matinées dégagées, après-midi parfois brumeux. Nuits fraîches, prévoyez polaire et coupe-vent.
  • Décembre à avril (saison des pluies) : averses fréquentes, cascades en plein débit, végétation éclatante. Vigilance cyclonique entre janvier et mars.
  • Juin : Fête des Goyaviers, ambiance villageoise.
  • Septembre : Croix Glorieuse, pèlerinage emblématique.

Quelle que soit la saison, on n'est jamais à l'abri d'une averse, même durant les mois les plus secs. Bonnes chaussures et vêtements de pluie restent de mise.

Comment s'y rendre

La Plaine des Palmistes est desservie par la route nationale 3, axe transversal qui relie Saint-Benoît (côte Est) au Tampon et Saint-Pierre (Sud) en traversant les Hauts.

  • Depuis l'aéroport Roland-Garros (Saint-Denis) : 1 h 15 de route via la côte Est et Saint-Benoît, puis la RN3.
  • Depuis Saint-Pierre : 1 h via la Plaine des Cafres et la RN3.
  • Depuis Saint-Benoît : 30 minutes par la RN3 qui grimpe à travers la forêt.
  • En transports en commun : ligne ZE du réseau Car Jaune entre Saint-Benoît et Saint-Pierre, arrêt au bourg.

Une voiture de location reste le moyen le plus pratique pour rayonner vers Bébour-Bélouve, les fermes et les départs de sentiers.

Où dormir à la Plaine des Palmistes

L'hébergement local privilégie les structures à taille humaine, en cohérence avec l'esprit des Hauts.

  • Gîtes et chambres d'hôtes (15-30 € / nuit) : gîtes ruraux chez l'habitant, souvent dans d'anciennes maisons créoles. Petit-déjeuner copieux, table d'hôte sur réservation, accueil familial. La formule la plus authentique pour découvrir la vie palmi-plainoise.
  • Boutique-hôtels et maisons d'hôtes de charme (60-120 €) : bâtisses créoles rénovées, jardins fleuris, cheminée pour les soirées fraîches. Idéal pour un séjour confortable en couple ou en famille.
  • Lodges et hébergements haut de gamme (150 € et plus) : structures isolées avec vue sur la plaine ou la forêt, prestations soignées, parfois spa. Plus rares, à réserver longtemps à l'avance.
  • Gîtes de montagne du Parc national : pour les randonneurs, gîte de Bélouve à proximité, sur la traversée vers Salazie. Réservation indispensable via la centrale du Parc.

Notre expert local de l'agence vous oriente vers l'option la mieux adaptée à votre itinéraire et à votre budget.

Conseils d'initié

  • Partez tôt : à la Plaine, les nuages remontent souvent en milieu de matinée. Pour la cascade Biberon ou le Piton des Songes, un départ avant 8 h maximise vos chances de ciel dégagé.
  • Couvrez-vous : même en saison chaude, les soirées descendent autour de 12-15 °C. Polaire, coupe-vent et bonnet ne sont pas superflus.
  • Goûtez les goyaviers en saison : de mai à juillet, on les ramasse au bord des sentiers. Les producteurs locaux en font des sorbets et confitures que l'on ne trouve nulle part ailleurs.
  • Combinez avec Bébour-Bélouve : la plupart des visiteurs traversent la Plaine sans s'y arrêter. C'est pourtant la meilleure base pour la forêt primaire, sans la fréquentation de Cilaos ou Salazie.
  • Essence : faites le plein avant de monter, les stations sont rares dans les Hauts.

Pour qui est faite cette destination ?

  • Randonneurs et amateurs de nature : porte d'entrée idéale vers Bébour-Bélouve et ses sentiers.
  • Voyageurs en quête d'authenticité : ambiance de village créole de montagne, fermes, marchés, fêtes traditionnelles.
  • Familles : balades accessibles, cascade Biberon, Maison du Parc avec activités pédagogiques.
  • Couples cherchant la fraîcheur : alternative bienvenue aux côtes balnéaires, soirées au coin du feu.
  • Photographes et botanistes : forêts primaires, fougères arborescentes, orchidées endémiques.

Moins adaptée aux voyageurs cherchant plages, vie nocturne ou shopping : la Plaine est une étape verte, pas une station balnéaire.

À découvrir aussi

La Plaine des Palmistes s'inscrit dans un itinéraire plus large à travers La Réunion, entre cirques, volcan et lagons. Elle complète à merveille un séjour combinant les Hauts de l'Est et la côte sauvage du Sud.

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Questions fréquentes

Une journée suffit pour visiter le bourg, le Domaine des Tourelles et faire une courte randonnée. Pour explorer la forêt de Bébour-Bélouve, la cascade Biberon et le Piton des Songes, comptez 2 à 3 nuits sur place.

Oui, toute l'année. La saison sèche (mai à novembre) est même la plus favorable, avec un climat stable et des sentiers praticables. Prévoyez simplement des vêtements chauds : les nuits descendent autour de 10-12 °C.

Les sentiers principaux sont balisés par l'ONF et accessibles en autonomie. Pour les itinéraires plus longs comme la traversée vers Hell-Bourg, mieux vaut être accompagné, surtout par temps brumeux où l'orientation devient délicate.

Les fromages fermiers (tommes, frais), les confitures et sorbets de goyaviers, le miel de baies roses, les rhums arrangés et l'artisanat en bois de tamarin font partie des incontournables.

Tout à fait. La cascade Biberon, la Maison du Parc et plusieurs sentiers courts sont adaptés aux enfants. La fraîcheur du climat est aussi appréciable pour les jeunes voyageurs après quelques jours en bord de mer.

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