
Sainte-Anne
Sainte-Anne
À l'est de La Réunion, Sainte-Anne réunit une église baroque classée, un bassin de baignade familial et l'accès à la vallée de Takamaka.
Nichée au cœur de l'Est sauvage de La Réunion, Sainte-Anne cultive un charme rare : celui d'un village agricole posé entre l'océan Indien et les contreforts du Piton des Neiges. Son église classée, son bassin bleu et la vallée de Takamaka en font une étape attachante sur la route entre Saint-Benoît et Sainte-Rose.
Sainte-Anne en bref
Info | Détail |
|---|---|
Situation | Est de La Réunion, commune de Saint-Benoît |
Accès | Route nationale 2, entre Saint-Benoît et Sainte-Rose |
Climat | Tropical Aw, 23,6 °C de moyenne, 1 357 mm de pluie/an |
Meilleure période | Mai à octobre (saison sèche) |
Incontournables | Église Sainte-Anne, bassin bleu, vallée de Takamaka |
Durée conseillée | Une demi-journée à une journée |
Pour qui ? | Amateurs de patrimoine, randonneurs, familles |
Une histoire ancrée dans le XVIIIe siècle
Les premières concessions sont accordées dans la région de Sainte-Anne vers 1725. À cette époque, H. Guichard et François Boyer reçoivent respectivement un terrain aux abords de la rivière Saint-Pierre et à Sainte-Marguerite. Ces terres seront plus tard départagées entre leurs vingt-trois héritiers. Une autre concession est octroyée la même année à Sylvester Techer, à Sainte-Marguerite.
Bordée par la rivière de l'Est et la Ravine Sèche, Sainte-Anne devient une partie de la commune de Saint-Benoît en 1882, avec Armand Arthur comme premier adjoint spécial. Le village célèbre son premier mariage officiel le 10 octobre 1882. Quelques décennies plus tôt, en 1857, Monseigneur Deprez, secondé par le gouverneur Louis Henri Hubert Delisle, établit la paroisse de Sainte-Anne, confiée à l'abbé Carnet.
Vers la moitié du XXe siècle, le Père Dobemberger érige l'église de Sainte-Anne, aujourd'hui considérée comme un fleuron du patrimoine architectural réunionnais. Le 11 octobre 1982, l'édifice est classé monument historique.
Sainte-Anne aujourd'hui : un village entre rivières et plaines
Sainte-Anne s'inscrit dans un écrin naturel délimité par la rivière Saint-François, les ravines des Orangers et de Sainte-Marguerite. Le village est traversé par la rivière Sainte-Anne, à laquelle il doit son nom.
Le territoire conserve sa vocation agricole : champs de canne, vergers et plaines verdoyantes profitent des averses fréquentes et des brises fraîches qui caractérisent l'Est de l'île. Côté vie locale, Sainte-Anne dispose du collège de Bassin Bleu et d'un lycée d'enseignement général et technologique. Le rythme y est paisible, à l'écart des grands axes touristiques de l'Ouest.
Que faire à Sainte-Anne ?
Visiter l'église Sainte-Anne, joyau baroque classé
Classée monument historique le 11 octobre 1982, l'église Sainte-Anne est l'un des édifices religieux les plus remarquables de La Réunion. Cinéphiles, l'endroit vous parlera : c'est ici que Jean-Paul Belmondo et Catherine Deneuve se marient dans La Sirène du Mississipi, film de François Truffaut sorti en 1969.
De style baroque, l'église se distingue par sa grande tour carrée qui s'élève en adoptant progressivement une forme octogonale. La façade foisonne de guirlandes, d'angelots, de mascarons, de motifs floraux et de décorations finement ouvragées, fruit d'un travail patient mené sous l'impulsion du Père Dobemberger au milieu du XXe siècle. L'intérieur, plus sobre, contraste avec cette exubérance extérieure.
Comptez une trentaine de minutes sur place. L'entrée est libre, mais respectez les horaires des offices.
Se baigner au bassin bleu de Sainte-Anne
Le bassin bleu est un site de baignade très prisé des familles réunionnaises, surtout en fin de semaine. Son eau douce et limpide se prête à des baignades rafraîchissantes, particulièrement agréables en saison chaude. Autour du plan d'eau, des aires aménagées accueillent les pique-niqueurs et un camion bar propose boissons fraîches et restauration rapide.
Le lieu reste familial et sans prétention : c'est exactement ce qui fait son charme.
Randonner dans la vallée de Takamaka
Sainte-Anne constitue un bon point de départ pour une randonnée dans la vallée de Takamaka, l'un des endroits les plus arrosés au monde. Le sentier longe la rivière des Marsouins et mène à un imposant barrage hydroélectrique, aménagé en amont de cinq cascades : Surplomb, Petit Cimetière, Arc-en-Ciel, Petit Gingembre et Grand Gingembre.
Le paysage est dominé par une végétation luxuriante, ponctuée de pitons rocheux et de chutes d'eau. Située à 800 m d'altitude, la vallée offre de beaux panoramas sur le Piton des Neiges et, par temps clair, sur le cirque de Mafate. Prévoyez de bonnes chaussures et un coupe-vent : le secteur reçoit jusqu'à plusieurs mètres de pluie par an.
Quand partir à Sainte-Anne ?
Sainte-Anne connaît un climat tropical de type Aw selon la classification Köppen-Geiger. La pluviométrie annuelle atteint 1 357 mm en moyenne, avec des précipitations nettement plus abondantes en été (décembre-mars) qu'en hiver. La température moyenne s'établit à 23,6 °C.
Mai à octobre (saison sèche, hiver austral) : la meilleure période. Ciels plus dégagés, sentiers de Takamaka praticables, températures douces (19-24 °C). C'est aussi la haute saison touristique.
Novembre à avril (saison des pluies) : averses fréquentes mais souvent courtes. Le bassin bleu est très agréable pour la baignade. Surveillez les alertes cycloniques de janvier à mars.
Septembre-octobre : créneau idéal pour combiner randonnée, baignade et observation des baleines à bosse au large de la côte est.
Comment s'y rendre et se déplacer
Le quartier de Sainte-Anne se situe au sud-est du centre-ville de Saint-Benoît, sur la route nationale 2 qui relie Saint-Benoît à Sainte-Rose. Depuis l'aéroport Roland-Garros (Saint-Denis), comptez environ 1 h de route en suivant la côte est. Depuis Saint-Pierre, prévoyez 1 h 30 à 2 h par la route des laves côté sud.
La voiture reste le moyen le plus pratique pour explorer la région : les sites du bassin bleu et de la vallée de Takamaka se trouvent à l'écart du bourg. Le réseau de bus Car Jaune dessert Sainte-Anne via la ligne E1 (Saint-Denis – Saint-Benoît – Saint-Philippe), mais les fréquences restent limitées.
Où dormir à Sainte-Anne et autour
Sainte-Anne ne dispose pas d'une offre hôtelière étoffée, mais le secteur de Saint-Benoît et la côte est proposent des hébergements pour tous les budgets.
Petit budget (15-30 €/nuit) : gîtes ruraux et chambres d'hôtes chez l'habitant. Idéal pour goûter à l'accueil créole et aux petits-déjeuners maison.
Milieu de gamme (60-120 €/nuit) : boutique-hôtels et maisons d'hôtes de charme à Saint-Benoît ou Sainte-Rose. Bon compromis confort/authenticité.
Haut de gamme (150 €+/nuit) : lodges-nature avec piscine et vue sur l'océan, plus rares dans l'Est mais en développement, notamment vers Saint-Philippe.
Réservez à l'avance pour les vacances scolaires de La Réunion (juillet-août, décembre-janvier) et les longs week-ends.
Les conseils de notre expert local
Quelques recommandations de notre expert local de l'agence pour profiter pleinement de Sainte-Anne :
Visitez l'église en matinée : la lumière rasante met en valeur les sculptures de la façade et les photos sont superbes.
Évitez le bassin bleu le dimanche si vous cherchez la tranquillité : les familles locales y affluent dès 10 h.
Pour Takamaka : partez tôt le matin, avant la formation des nuages d'altitude qui voilent souvent le panorama dès midi.
Combinez Sainte-Anne et Sainte-Rose sur une même journée pour découvrir aussi la coulée de lave de 2007 et l'église Notre-Dame-des-Laves.
Goûtez aux fruits de saison sur les étals du bord de route : letchis en décembre, mangues en janvier-février, ananas Victoria toute l'année.
Sainte-Anne, pour qui ?
Les amateurs de patrimoine : l'église baroque classée vaut à elle seule le détour, surtout pour les passionnés de cinéma français.
Les randonneurs : la vallée de Takamaka offre des itinéraires variés, du sentier facile à la trace plus engagée vers les cascades.
Les familles : le bassin bleu est sécurisé et idéal pour une journée détente avec enfants.
Les voyageurs en quête d'authenticité : à l'écart du circuit touristique classique, Sainte-Anne donne à voir une Réunion rurale et discrète.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Une demi-journée suffit pour découvrir l'église et le bassin bleu. Comptez une journée complète si vous y ajoutez une randonnée dans la vallée de Takamaka.
Oui, l'entrée est libre en dehors des offices religieux. Une tenue correcte est demandée. La façade extérieure, la plus spectaculaire, peut s'admirer à toute heure.
Oui, c'est un site de baignade familial très fréquenté par les Réunionnais. L'eau y est calme et peu profonde dans certaines zones. Surveillez les enfants après les fortes pluies, le débit pouvant augmenter.
De mai à octobre, pendant l'hiver austral. Les sentiers sont praticables, les panoramas dégagés et les cascades restent alimentées toute l'année grâce aux précipitations exceptionnelles du secteur.
C'est très recommandé. Les sites sont dispersés et les transports en commun limités. La location de voiture reste la solution la plus pratique pour explorer l'Est de La Réunion.
Absolument. Sainte-Anne s'intègre parfaitement dans un itinéraire de la côte est : Saint-Benoît, Sainte-Rose et la route des laves vers le sud sauvage forment un enchaînement logique sur une à deux journées.
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