
Mascarin – Jardin botanique de La Réunion
Mascarin – Jardin botanique de La Réunion
Mascarin est le conservatoire botanique national de La Réunion, installé dans les Hauts de Saint-Leu. Palmiers des Mascareignes, plantes médicinales créoles, serres tropicales et maison coloniale restaurée : un site à double dimension naturelle et historique.
Mascarin est le jardin botanique officiel de La Réunion, installé sur les hauteurs de Saint-Leu, dans l'ouest de l'île. Géré par le Conservatoire Botanique National de Mascarin, il réunit plusieurs milliers d'espèces végétales, avec un accent fort sur la flore endémique et indigène de l'océan Indien. Le site occupe une ancienne propriété créole du XVIIIe siècle, ce qui lui confère une double dimension : patrimoine naturel et patrimoine historique.
Infos pratiques en un coup d'œil
- Entrée : payante (tarif réduit pour enfants, groupes et demandeurs d'emploi)
- Durée conseillée : 1 h 30 à 2 h pour une visite complète
- Accès : voiture recommandée — le jardin se trouve dans les Hauts de Saint-Leu, sur la route de l'Entre-Deux
- Tenue : chaussures de marche conseillées (allées en pente, terrain parfois humide)
- Animaux : non admis
- Accessibilité PMR : partielle — certaines allées sont praticables, d'autres en pente forte
Ce qu'on y voit
Le jardin s'organise en plusieurs espaces thématiques. La collection de palmiers est l'une des plus riches de l'hémisphère sud, avec des espèces rares de Madagascar, des Mascareignes et d'Asie. Les serres abritent orchidées, fougères arborescentes et plantes carnivores. Un espace dédié aux plantes médicinales créoles documente les usages traditionnels de la pharmacopée locale.
La végétation endémique de La Réunion — tamarins des Hauts, branles, fanjans — occupe une section à part entière, miroir de ce que l'on trouve dans les forêts de montagne de l'île.
Histoire et contexte
Le domaine de Mascarin remonte au XVIIIe siècle. La maison de maître créole, restaurée, témoigne de l'architecture coloniale de l'époque sucrière. Le site a été reconverti en conservatoire botanique national dans les années 1990, avec pour mission la préservation et l'étude des flores de l'océan Indien. Le nom « Mascarin » est l'ancien nom de La Réunion, utilisé par les premiers navigateurs.
Les temps forts de la visite
La collection de palmiers
Plusieurs centaines d'espèces de palmiers sont rassemblées ici, dont des spécimens endémiques des Mascareignes aujourd'hui menacés dans leur milieu naturel. Certains atteignent des hauteurs impressionnantes et structurent le paysage du jardin.
La maison créole et ses jardins à la française
La demeure coloniale restaurée est entourée d'un jardin à la française avec parterres géométriques. Elle illustre le mode de vie des grandes familles de planteurs réunionnais aux XVIIIe et XIXe siècles.
Les serres de collection
Les serres regroupent des plantes tropicales fragiles : orchidées sauvages, broméliacées, fougères géantes. L'atmosphère y est dense et humide, très différente du reste du jardin en plein air.
L'espace plantes médicinales
Panneaux explicatifs et étiquetage détaillé permettent de comprendre les usages créoles des plantes : tisanes, cataplasmes, remèdes de grand-mère. Un volet ethnobotanique rare dans la région.
Conseils pour les photos
La lumière du matin est plus douce et évite les ombres dures sous le couvert végétal. Les serres offrent des cadrages graphiques avec les feuilles géantes en contre-jour. La maison créole se photographie bien depuis le jardin à la française, en fin de matinée quand la façade est bien éclairée. Évitez les jours de forte pluie : les allées en pente deviennent glissantes et la lumière sous les arbres manque de contraste.
Situation et accès
Mascarin se situe dans les Hauts de Saint-Leu, à quelques kilomètres du centre-ville, sur la route menant vers l'Entre-Deux. La voiture est le moyen le plus pratique. Depuis Saint-Leu, comptez une dizaine de minutes de montée. Le parking sur place est gratuit. Aucun transport en commun régulier ne dessert directement le jardin.
Saint-Leu est accessible depuis Saint-Denis par la route du littoral (RN1) ou par les Hauts. Depuis Saint-Pierre, la route longe la côte ouest.
Aux alentours
- Plage de Saint-Leu — lagon protégé réputé pour la plongée et le surf, à quelques minutes en voiture vers le bas.
- Église de Saint-Leu — édifice colonial du XIXe siècle classé monument historique, dans le centre-ville.
- Kélonia – Observatoire des tortues marines — centre de soins et de sensibilisation aux tortues marines, sur le front de mer de Saint-Leu.
- L'Entre-Deux — village créole préservé, labellisé « Village de caractère », accessible par la même route que Mascarin.
Questions fréquentes
Le jardin est ouvert toute l'année. La saison sèche (mai à novembre) offre des conditions de visite plus agréables : moins de pluie, végétation bien entretenue. En saison des pluies (décembre à avril), certaines allées peuvent être glissantes.
Oui. Mascarin le matin, puis Kélonia en début d'après-midi et la plage de Saint-Leu en fin de journée forment une journée cohérente sans trop de déplacements.
Oui, les enfants apprécient les serres et les grands palmiers. Prévoyez des chaussures fermées et surveillez les plus jeunes sur les allées en pente.
Des visites guidées sont organisées par le conservatoire, notamment pour les groupes scolaires et les groupes touristiques. Renseignez-vous directement auprès du jardin pour les disponibilités et les modalités de réservation.
La photographie est autorisée pour un usage personnel. Pour un usage commercial ou professionnel, contactez le conservatoire au préalable.
Une boutique propose des plants et des ouvrages botaniques. Pour la restauration, prévoyez un pique-nique ou descendez à Saint-Leu où plusieurs restaurants sont disponibles.
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